dim

08

mar

2009

La raison doit l'emporter sur la haine

La sortie de crise s’éternise en Guadeloupe. En Martinique, l’embrasement général peut être encore évité, mais les graves violences de ces derniers jours montrent que le pire n’est pas loin. La Réunion, à son tour, se mobilise pour réclamer plus de pouvoir d’achat. Elie Domota, le leader guadeloupéen du LKP, qui a mené de mains de maître les négociations, porte maintenant une responsabilité globale : il ne doit pas permettre le dérapage. Or, son actuel discours « jusqu’au-boutiste » risque de plonger les acteurs de cette crise sociale en dehors de la République. En affirmant qu’il expulserait de l’île antillaise les entreprises qui ne respecteront pas l’accord salarial (non signé par le Medef) , Monsieur Domota joue avec le feu : il légitime les pyromanes de son camps et encourage les incendiaires d’en face. Si la Guadeloupe ne sort pas tranquillement de cette crise, elle servira de détonateur à l’ensemble de l’outre-mer française. Elie Domota ne doit pas l’oublier. Une responsabilité historique pour le triomphe de la raison sur des haines recuites. En écrivant cela, je ne défends pas les vacances des privilégiés de métropole qui se prélassent sur ces plages (quoiqu’il s’agit bien là d’une activité économique vitale pour ces îles et donc pour le pouvoir d’achat de ses salariés)… Je ne défends pas non plus une quelconque vision néo-coloniale. L’avenir de la Guadeloupe ne me concerne pas plus que celui de la Bretagne !

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